En étudiant l’influence des méthodes et des découvertes ethnographiques sur la poétique d’Henri Michaux et Michel Leiris, cet article cherche à montrer l’intérêt commun partagé par poètes et ethnographes de « traduire un monde » différent au « nôtre ». Comme les ethnographes, les poètes se servent des métaphores et des documents pour expliquer et rendre témoignage de ce qu’ils ont vu pendant leurs voyages. La littérature comparée permet de montrer l’importance de la poésie et ses tentations ethnographiques pour comprendre nôtre monde et les différences culturelles ; la poésie nous aide à surmonter les malentendus et prophétiser le futur de nos sociétés de plus en plus interconnectées en même temps qu’elle souligne des problèmes éthiques et la beauté des choses communes, soit disant méprisables ou inutile
In studying the influence of ethnography on Henri Michaux’s and Michel Leiris’s poetics, I question the limits of their observations to “translate a world” so far and different from “ours.” Like ethnographers, poets work with metaphors and documents to interpret their experience and understanding of the world. Their interest in (and parodies of) ethnography not only propose a healthy way to criticize ethnographers’ ambitions, but also can help us understand each other’s cultures: poetic license and relative brevity of form sometimes reveal accurately or more vividly a cultural pattern that researchers struggle to explain. In the midst of an interconnected world where cultural misunderstandings escalate frequently and sometimes violently, poetry can help us gain or cultivate an awareness of social and cultural prejudice, and at the same time reveal the beauty in things once thought to be irrelevant, ignoble, or even despicable.
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