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Écrits pour la parole: l’utopie afropéenne (dés)enchantée de Léonora Miano

  • Autores: Myriam Mallart Brussosa
  • Localización: Le français, creuset de cultures: passé, présent et futur / coord. por Francisco Luque Janodet, Gisella Policastro Ponce, 2026, ISBN 978-84-9927-960-2, págs. 129-138
  • Idioma: francés
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  • Resumen
    • español

      Primera incursión dramatúrgica de Léonora Miano, la obra Ecrits pour la pa role (2012) resulta ser un texto de inflexión en su obra literaria. Este escrito supone tanto un cambio de editorial, su despedida de los personajes afro peanos que desde Afropean soul habitaban sus ficciones, pero también el ini cio de una aventura en un nuevo género literario, el de la escena. En búsque da de un lenguaje diferente para abordar temas que la obsesionan, como la pigmentación de la piel y su impacto en los ojos del otro, poco se inspira de los recursos tradicionales de la dramaturgia. Este trabajo analizará cómo esta obra caleidoscópica, hecha de monólogos, nos invita a repensar la pre sencia negra en la Francia actual. En un texto donde reina la hibridez formal, la autora disfruta difuminando las pistas textuales del género, aunque los monólogos son principalmente femeninos. Miano sigue los pasos de una línea de autoras comprometidas que se preocupan por dar cuerpo y voz a “los gritos inaudibles” y “las palabras prohibidas” (Miano, 2012a, p. 10). El monólogo, lejos de plantearse como un espacio solitario cerrado a la comu nicación –aunque muestre sus limitaciones– ofrece una pluralidad de voces que le permiten declinar las diversas posibilidades de ser negro en Occiden te. Mientras instala a sus personajes en un espacio concreto y con nombre, Francia –cosa que sus novelas se resisten a hacer– Miano denuncia las ca rencias de un conocimiento histórico que cierra los ojos al pasado colonial y matiza el peso que el Continente de origen y la memoria de los antepasados pueden tener sobre cada uno de los seres que toman la palabra, sean o no Afropeanos.

    • français

      Première incursion dramaturgique de Léonora Miano, la pièce Ecrits pour la parole (2012) se révèle être un texte charnière dans son œuvre littéraire. Cet écrit sup pose à la fois un changement de maison d’édition, ses adieux des personnages afropéens qui depuis Afropean soul hantaient ses fictions, mais aussi le début d’une aventure dans un autre genre littéraire – celui de la scène. À la recherche d’une langue autre pour aborder des questions qui l’obsèdent, comme la pigmen tation de la peau et son impact dans le regard de l’autre, elle emprunte peu aux ressources traditionnelles de la dramaturgie. Ce travail analysera comment cette pièce kaléidoscopique, faite de monologues, invite à repenser la présence noire dans la France d’aujourd’hui. Dans un texte où règne l’hybridité formelle, l’au teure s’amuse à brouiller les pistes textuelles du genre, bien que les monologues s’énoncent principalement au féminin. Miano s’inscrit dans une lignée d’auteures ayant à cœur de donner corps et voix aux « cris inaudibles » et « aux paroles pros crites » (Miano, 2012a, p. 10). Le monologue, loin de s’énoncer comme un espace solitaire et fermé à la communication – bien qu’il en montre les failles – offre une pluralité de voix qui lui permettent de décliner les diverses possibilités d’être noir en Occident. Tandis qu’elle installe ses personnages dans un espace concret et nommé, la France – ce que ces romans se résistent à faire –, Miano dénonce les lacunes d’un savoir historique qui ferme les yeux sur le passé colonial et nuance le poids que le Continent d’origine et le souvenir des aïeux peuvent avoir sur cha cun des êtres qui prennent la parole, Afropéens ou pas.


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