Dans la mouvance des dernières évolutions historiographiques dans le champ de l�histoire des animaux, cet article vise à introduire davantage de symétrie dans l�attention prêtée aux hommes et aux bêtes. Prenant pour exemple le cas du jardin zoologique de Londres, fondé en 1828, qui fait longtemps figure de modèle, il s�attache à mettre en évidence les évolutions qui marquent l�approvisionnement de l�institution en animaux ainsi que les infrastructures au sein desquelles vivent les bêtes, spécialement les primates. Il montre que, si la perception des difficultés de la vie captive par les hommes forme une permanence de l�histoire du zoo, les réponses apportées à celles-ci varient au cours du temps, de l�indifférence à la quête croissante d�améliorations. Malgré ces dernières, les recherches contredisent toute lecture finaliste, en mettant en évidence plusieurs permanences jalonnant l�histoire de l�institution.
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