Desde los años noventa, se presta cada vez más atención a la presencia de textos que pueden calificarse de racistas en las obras de los filósofos de la Ilustración. Emmanuel Eze ha llamado especialmente la atención sobre esta presencia, que ha suscitado comentarios divergentes. El filósofo Paulin Hountondji, al tiempo que elogiaba la obra de Eze, señalaba que su propia lectura de esos textos difería de la de Eze. Eze veía, en la deshumanización de los negros, el coste de la modernidad occidental. Al poner de relieve las dificultades que plantea la tesis de Eze, este artículo trata de evaluar el valor de una de las sugerencias de Hountondji: recordar que «[l]es auteurs cités ne pouvaient s’imaginer qu’ils seraient un jour lus par des Noirs», y considerar que la raíz del problema radica en que sólo podían plantearse debatir entre europeos
Growing attention was paid, during the 1990s, to the presence of texts in the works of Enlightenment philosophers which could be designated racist. Particularly highlighted by Emmanuel Eze, this presence has given rise to divergent viewpoints. The philosopher Paulin Hountondji, whilst praising Eze’s work, pointed out that his own reading of these texts differed from that of Eze. Eze saw the dehumanisation of black people as the cost of Western modernity. This article, by highlighting the difficulties one comes up against with Eze’s thesis, seeks to assess the value of a suggestion made by Hountondji: to remember that “[t]he authors cited could not have imagined that they would one day be read by black people”, and to consider that the root of the problem lies in the fact that these authors could only envisage discussions amongst Europeans
Depuis les années 1990, une attention accrue a été portée à la présence, dans les œuvres des philosophes des Lumières, de textes que l’on peut qualifier de racistes. Particulièrement mise en lumière par Emmanuel Eze, cette présence a suscité des commentaires divergents. Le philosophe Paulin Hountondji, tout en saluant le travail d’Eze, a indiqué que sa propre lecture de ces textes différait de celle de ce dernier. Eze voyait, dans la déshumanisation des Noirs, le coût de la Modernité occidentale. Le présent article, en soulignant les difficultés auxquelles se heurte la thèse d’Eze, cherche à mesurer l’intérêt d’une suggestion faite par Hountondji : se rappeler que « [l]es auteurs cités ne pouvaient s’imaginer qu’ils seraient un jour lus par des Noirs », et considérer que le fond du problème tient à ce qu’ils ne pouvaient envisager de débattre qu’entre Européen
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