Reino Unido
Basándonos en ejemplos de la poesía guerrillera latinoamericana de Mario Payeras, Javier Heraud y Rita Valdivia traducidos en pequeñas editoriales anglófonas, este artículo explora las fisuras entre los entornos materiales de la lucha y las preocupaciones teóricas de una ecopoética transcultural. El artículo propone que la “ecopoética guerrillera” resultante refleja tanto las redes de solidaridad internacional en las que se publicaron estos poemas como la retórica de la contrainsurgencia, a través de la figura ecológica compartida de la relacionalidad entrelazada. En el poema “Ecología” de Ernesto Cardenal, la lucha política se imbrica con una ecología relacional más allá de lo humano. Sin embargo, esta afirmación, común a otras líricas guerrilleras, se complica por la traducción ambivalente entre lenguaje y materia mediante metáforas insurgentes que representan la estrategia guerrillera en términos de ciclos y procesos naturales, como el enjambre y la polinización. A su vez, estas figuras son susceptibles de ser capturadas por el discurso contrainsurgente, que naturaliza la lucha agraria, y por la teoría ambiental, que emplea el lenguaje de enjambres y ensamblajes. Este argumento sobre la naturalización de la reproducción social a través del lenguaje figurativo, que abarca la practicidad militante del suministro, infraestructura y subsistencia (y su reverso, el sabotaje y la contrainsurgencia), conduce a tensiones entre la teoría del Nuevo Materialismo y el materialismo histórico, negociadas a través de lo que el intelectual militante guatemalteco Mario Payeras denomina la “dialéctica ambiental”.
Drawing on examples of Latin American guerrilla poetry by Mario Payeras, Javier Heraud and Rita Valdivia translated in Anglophone small-press editions, this article explores fissures between material environments of struggle and the theoretical concerns of a transcultural ecopoetics. The article proposes that the resulting “guerrilla ecopoetics” mirrors both the networks of international solidarity in which these poems were published and the rhetoric of counterinsurgency, through the shared ecological figure of entangled relationality. In Ernesto Cardenal’s poem “Ecology,” political struggle is imbricated with a more-than-human ecology of relations. But this claim, common to other guerrilla lyric, is complicated by the ambivalent translation between language and matter via insurgent metaphors that figure guerrilla strategy in terms of natural cycles and processes, such as swarming and pollination. In turn, these figures are made available for capture by counterinsurgent discourse that naturalizes agrarian struggle, and by environmental theory that uses the language of swarms and assemblages. This argument on the naturalization of social reproduction through figurative language, encompassing the militant practicality of supply, infrastructure and subsistence (and their obverse, sabotage and counter-strike), leads to tensions between New Materialist theory and historical materialism, negotiated through what the Guatemalan militant intellectual Mario Payeras calls the “environmental dialectic.”
En nous appuyant sur des exemples de poésie guérillera latino-américaine de Mario Payeras, Javier Heraud et Rita Valdivia traduits dans des petites presses anglophones, cet article explore les fissures entre les environnements matériels de la lutte et les préoccupations théoriques d’une écopoétique transculturelle. L’article propose que l’« écopoétique guérillera » qui en résulte reflète à la fois les réseaux de solidarité internationale dans lesquels ces poèmes ont été publiés et la rhétorique de la contre-insurrection, à travers la figure écologique partagée de la relationalité enchevêtrée. Dans le poème « Écologie » d’Ernesto Cardenal, la lutte politique est imbriquée dans une écologie relationnelle qui dépasse l’humain. Mais cette affirmation, commune à d’autres poésies lyriques guérilleras, est compliquée par la traduction ambivalente entre le langage et la matière via des métaphores insurgées qui figurent la stratégie guérillera en termes de cycles et processus naturels, tels que l’essaimage et la pollinisation. À leur tour, ces figures sont susceptibles d’être capturées par le discours contre-insurrectionnel, qui naturalise la lutte agraire, et par la théorie environnementale, qui utilise le langage des essaims et des assemblages. Cet argument sur la naturalisation de la reproduction sociale par le langage figuré, englobant la praticité militante de l’approvisionnement, de l’infrastructure et de la subsistance (et leur envers, le sabotage et la contre-attaque), mène à des tensions entre la théorie du Nouveau Matérialisme et le matérialisme historique, négociées à travers ce que l’intellectuel militant guatémaltèque Mario Payeras appelle la « dialectique environnementale ».
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