Dans la situation actuelle de l'Amérique latine, marquée de l'empreinte du néo-libéralisme, il est indispensable de formuler des propositions alternatives qui puissent donner réponse aux demandes des forces sociales populaires. Sur la base des travaux publiés dans la revue équatorienne Espacios, les grands traits d'un tel projet sont esquissés: remettre en valeur les príncipes de solidarité et de coopération, démocratiser la société et l'État par la participation des organisations populaires, respecter les diversités et la construction pluriculturelle et multi-ethnique des nations. La gauche doit intégrer ces éléments et ces valeurs dans ses objectifs, en faisant la critique de ses positions anciennes, qui n' ont pas suffisamment intégré ni les préoccupations ethniques, ni celles des genres (sexes), ni celles de l'écologie.
Une articulation doit Nre trouvée entre les mouvements sociaux aux buts particuliers ou locaux et les organisations politiques aux tiiches nationales et de synthese. La pensée critique doit oser etre irrévérencieuse, mettre en cause les dogmes, mais sans oublier la nécessité d'un outil d'analyse cohérent et d'un engagement en faveur des luttes populaires. En Équateur, pays multiethnique, la prise en compte des cultures et des modes de vie des populations indigenes est particulierement importante. Celles-ci doivent füe présentes dans le processus de transformation, a part entiere, mais avec les autres secteurs sociaux luttantcontre l'hégémonie du systeme économique prévalant et de ses valeurs. Le présent travail a pour but d' esquisser les traits saillants des travaux du Centro de Investigaciones para el Desarrollo, CINDES3 publiés pour la plupart dans la revue Espacios
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