París, Francia
In Aristotle’s Ethics, oikonomia appears either subordinate to politics (NE I 1), or on the same level as the latter (EE I 5, NE VI 8) as a form of practical wisdom. Is it possible to reconcile these two descriptions of its status? We shall attempt to answer this question by exploring the more elaborated treatment of oikonomia in book 1 of the Politics. There two conclusions emerge. The first one is that oikonomia is not only necessary for living, but also useful for living well. The second one is that, although Aristotle makes a distinction between a legitimate form of chrematistics and a bad one, and restricts the former as much as possible to the exploitation of natural resources, he remains rather evasive on the conditions and means of acquiring wealth, which are nonetheless indispensable to the exercise of virtues. What he tends to value in oikonomia is the dimension of use over that of acquisition.
L’oikonomia dans les Éthiques d’Aristote apparaît tantôt subordonnée à la politique (EN I 1), tantôt sur le même plan que cette dernière (EE I 5, EN VI 8) en tant que déclinaison de la sagesse pratique. Comment concilier ces deux descriptions de son statut ? Pour tenter de résoudre cette question, on se penchera sur le traitement détaillé de l’oikonomia au livre I de la Politique, d’où ressortent deux conclusions. D’abord que l’oikonomia est non seulement nécessaire pour vivre, mais aussi utile pour bien vivre. Ensuite que, quel que soit son souci de distinguer une forme légitime de chrématistique d’une mauvaise, et de restreindre autant que possible cette forme légitime à l’exploitation des ressources naturelles, Aristote demeure assez évasif sur les conditions et les moyens de l’acquisition des richesses, pourtant indispensable à l’exercice des vertus, préférant valoriser dans l’oikonomia la dimension de l’usage sur celle de l’acquisition.
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