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Réformes économiques et ajustement strcturel en Algérie

    1. [1] Universidad de Argel
  • Localización: Alternatives Sud, ISSN 1026-2253, Vol. 2, Nº. 3, 1995 (Ejemplar dedicado a: Ajustements structurels au Maghreb / Bichara Khader (aut.)), ISBN 2-7384-3672-2, págs. 81-131
  • Idioma: francés
  • Texto completo no disponible (Saber más ...)
  • Resumen
    • En algérie ce sont deux phénomènes qui se combinent, la chute es prix du pétrole à partir de 1986 et l'application du PAS pour renfoncer l'économie de marché. Le premier facteur eut des effets rapides sur la contraction des importations et sur une baisse de la consommation, y compris alimentaire. Il en résultat un recul de la croissance, une réduction de l'emploi, une crise du logement, ce que déboucha sur les émeutes de 1988. La dépendance économique s'accrût, de même que la dette publique. Le PAS avec les ingrédients habituels, avait pour but de rétablir les équilibres macroéconomiques, en acroissant le marché et en diminuant l'État. Les résultats économiques furent peu convainquants, les gouvernements respectifs agissant sans grande conviction et dans un climat de crise. Le taux de croissance resta négatif, avec un recul des investissements, surtout publics, une accéleration de l'inflation, des pertes d'emplois, la suppression des subventions et la libéralisation des échanges extérieurs. Un accord de stand by fut conclu en 1994 avec le FMI, impliquant une dévaluation de 50%, une augmentation des prix et des taux d'intérêts. Sur le plan social, la situation s'aggrava considérablement: perte du pouvoir d'achat, diminution des salaires réels (plus de 50%), diminution de l'emplie (un demi-million). La libéralisation des prix agricoles ne béneficia qu'á 10% des agriculteurs, accroissant le processus de parcellisation. Dans le secteur santé on assista à un recul des investissements, une diminution des dépenses, un processus de privatisation et la réapparaition de certaines maladies. La réduction des dépenses d'enseignement accrût la désertion scolaire et fit baisser la fréquentation. Le déficit de logements est accéléré par la réduction des dépenses de l'État, ce que est un facteur clé de la déterminant de la détérioration du climat social. Quant à la pauvreté, elle est en progression structurelle, tandis qu'une minorité continue à s'enrichir. Le seul élement venant tempérer la situation est le marché informel et l'économie souterraine.


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