Alors que la période 1960-1970 avait été caractérisée par une croissance économique, celle des annés 1980-1990 l'est pas un état de crise sans précédent, caractérisé par des contradictions externes entre le financement des importations pour la production et la consommation et internes, sur le plan de la démographie, de l'emploi, de la satisfaction égalitaire des besoins essentiels.À partir de 1980, la crise internationale exerce des effets négatifs sur le PIB: instabilisation des recettes d'exportation et donc des investissements, aggravation des déséquilibres, recul de la production, desl emplois, des revenus, précarisation du niveau de vie des couches sociales le plus démunies. On assiste á une dégradation de la production industrielle (surtout en Algérie), á une décélération des services et á une évolution discordante de l'agriculture (le Maroc étant en progrès). Le programme d'ajustement structurel (P.A.S.) a pour but de rétablir l'équilibre de la balance extérieure et de dégager un surplus de devises, mais il est pensé hors du contexte réel. En effet les trois pays ont eu des politiques de développement différentes. En Algérie, grâce au pétrole et au gaz, ce funt un développement auto-centré. Au Maroc et en Tunise, il fut extraverti. Mais le résultat fut finalement semblable: une dépendence économique accrue, une accélération del importations, un endettement extérieur en augmentation de 72% en 12 ans et un service de la dette absorbant de plus en plus de moyens, même si les transferts des immigrés compensent ce dernier. Alors que le Maroc et la Tunisie ont développé un type industriel d'exportation, l'Algérie est en panne
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