Murcia, España
Este estudio examina la percepción y las preferencias de los espectadores españoles por un estilo de doblaje natural vs. dramatizado en escenas con diferente contenido emocional. Para ello se seleccionaron dos escenas con alta carga emocional (enfado y tristeza) de una comedia romántica independiente estadounidense. Para cada escena, se grabaron dos versiones dobladas diferentes (natural y dramatizada). Mientras que la versión natural trató de capturar las actitudes paralingüísticas de la conversación real entre nativos, la versión dramatizada intentó preservar las características del dubbese a través de calcos, fórmulas rutinizadas y otros rasgos vocales y paralingüísticos identificados en el habla actuada y doblada en estudios anteriores. En un experimento in situ, un grupo de 59 espectadores con el mismo perfil generacional visionó las escenas dobladas y evaluó si ambas versiones presentaban diferencias y cuáles eran. Luego, se les pidió que indicaran sus posibles preferencias. Los resultados revelan que las diferencias en términos de naturalidad entre las dos versiones fueron más perceptibles en la escena de enfado que en la escena triste. Las diferentes emociones representadas en las escenas también parecen haber jugado un papel relevante en las preferencias de los espectadores. Mientras que los participantes mostraron una preferencia más fuerte por las voces naturales para la escena de enfado, la versión dramatizada generó una mayor aceptación para la escena triste. La presencia de expresiones emocionales visuales y vocales (por ejemplo, sollozos) y la música de fondo se proponen como posibles factores de influencia.
This study examines the perception and preferences of Spanish viewers for natural vs.
play-acted dubbing styles in different emotionally-loaded scenes. Two scenes portraying high-intensity emotions (anger and sadness) were selected from an American independent romantic comedy. For each scene, two different dubbed versions (natural and playacted) were recorded. While the natural version tried to capture the paralinguistic attitudes of native conversation, the play-acted version attempted to preserve the features of dubbese with calques, formulaic routines and other vocal and paralinguistic traits identified in play-acted and dubbed speech by previous studies. In an in-situ experiment, a group of 59 viewers with the same generational profile watched the dubbed scenes and assessed whether and how both versions differed. Then, they were asked to indicate their potential preferences. Results reveal that differences in terms of naturalness between the two versions were more perceptible in the anger scene than in the sad scene. The different emotions portrayed in the scenes also seem to have played a relevant part in viewers’ preferences. Whereas participants showed a stronger preference towards natural voices in the anger scene, the play-acted version was more likable in the sad scene. The presence of visual and vocal expressions of emotion (e.g. sobbing) and background music are discussed as potential influential factors.
Cette étude examine la perception et les préférences des téléspectateurs espagnols pour les styles de doublage naturels ou dramatisés dans différentes scènes chargées d’émotion. Deux scènes représentant des émotions de haute intensité (colère et tristesse) ont été sélectionnées dans une comédie romantique indépendante américaine. Pour chaque scène, deux versions doublées différentes (naturelle et dramatisée) ont été enregistrées.
Alors que la version naturelle tentait de capturer les attitudes paralinguistiques de la conversation native, la version dramatisée tentait de préserver les caractéristiques du dubbese avec des calques, des routines et d’autres traits vocaux et paralinguistiques identifiés dans le discours dramatisé et doublé. En réalisant une expérience in situ, un groupe de 59 téléspectateurs avec le même profil générationnel a regardé les scènes doublées et a évalué si les deux versions différaient. Ensuite, on leur a demandé d’indiquer leurs préférences potentielles. Les résultats révèlent que les différences entre les deux versions étaient plus perceptibles dans la scène de colère que dans la scène triste.
Les différentes émotions représentées dans les scènes semblent également avoir joué un rôle important dans les préférences des téléspectateurs. Alors que les participants ont montré une préférence plus forte pour les voix naturelles dans la scène de colère, la version dramatisée était plus aimée que la scène triste. La présence d’expressions visuelles et vocales d’émotion (par ex. sanglots) et la musique de fond sont discutées comme des potentiels facteurs influents.
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