Se basant sur le modèle sovietique, la Chine a jusqu'ici poursuivi une politique socialiste de plein emploi. Selon cette politique l'objectif ultime de l¡entreprise était non pas d'abord la rentabilité économique mais bien le résultat social. Le travail d'une personne a ainsi été attribué à deux ou plusieurs travailleurs. Les coûts de l'entreprise sont devenus de plus en plus lourds et les gains de plus en plus ténus. Avec l'établissement graduel de l'économie de marché, le ch^mage touche, dans les grandes et moyennes villes, queles 40 millions de travailleurs. L'excedent de la main-d'oeuvre urbaine pourrait à terme déboucher sur de graves problèmes sociaux. Parmi les solutions avancées, il faut relever l'inévitabilité d'un certain taux de chômage comme conséquence de l'économie de marché, la nécessité d'adopter un système complet de sécurité sociale et de protection des droits légitimes des travailleurs, l'organistion del migrantions des spécialistes en agriculture de la ville vers la campagne, l'interdiction du travail des enfants, l'amélioration de la formation professionnelle. La solution du problème de la main-d'oeuvre excédentaire des villes est une entreprise plus complexe que celle de la main d'oeuvre rurales excédentaire. Mais ce qui semble particulier à la Chine, c'est que l'Etat a la volonté de trouver des solutions que cadrent avec les droits et les intérêts des travailleurs.
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