Les pays en voie de développement ont entrepris des politiques d’ajustement structurel dans un contexte de grande instabilité macro-économique. Bien que la plupart des discussions concernant les réformes économiques considèrent la croissance comme le produit à peu près garanti des politiques d’ajustement et de stabilisation adéquates, cet article va au contraire soutenir la thèse selon laquelle des tentatives, simultanées, de stabilisation et de libéralisation économique ne peuvent conduire ni à une plus grande stabilité macro-économique, ni à la restauration d’une croissance durable. En réalité, il apparaît que l’objectif même de la première de ces politiques va entrer en conflit avec celui de la remise en route du mécanisme de croissance économique. En fonction de cela, on peut affirmer que des économies différentes possédant leurs propres rapports institutionnels ainsi que des chaînes de causalité différenciées au sein de leurs systèmes économiques exigent dès lors des approches particulières des mécanismes de stabilisation et de réforme structurelle. Une analyse au cas par cas est de fait nécessaire, et ceci sans qu’aucune priorité ne soit systématiquement accordée en faveur des politiques de libéralisation
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