The organization of Roman landscape in Aeneid 8 has an important symbolic and programmatic value, which tends towards what we may call an “allegorical landscape”. Its structure is based upon a general pattern of complementarity or antithetic duality, which leads to a kind of unity following a process of synthetic or dialectical type. This final unity, which transcends all sorts of ambivalence, lies precisely in Augustan Rome, as well as Augustan rule is the factor if unity that conciliates all sorts of dichotomy on the political and historical level. This organizing principle may be put into relief by studying successively the three main elements of landscape which the poet puts before our eyes : the caves, the holy woods and the hills.
L’organisation de l’espace romain au chant VIII de l’Énéide a une forte valeur symbolique et programmatique, qui tend vers ce que l’on peut appeler un « paysage allégorique ». La composition de cet espace repose sur un principe général de dualité complémentaire ou antithétique, aboutissant à une forme d’unité selon un processus de type synthétique ou dialectique. Cette unité ultime qui transcende toutes les formes d’ambivalence réside précisément dans la Rome augustéenne, de même que le régime augustéen est le principe d’unité qui réconcilie toutes les formes de dichotomie sur le plan politique et historique. Ce principe organisateur peut être dégagé en étudiant successivement les trois éléments principaux du relief romain que le poète nous met sous les yeux : les grottes, les bois sacrés et les collines.
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