Arrondissement de Toulon, Francia
En la España de fin de siglo, el aumento del descontento social hace cada vez más difícil mantener el mito de la cohesión política. Los cuadros expuestos en las Exposiciones Nacionales de Bellas Artes del régimen de la Restauración muestran estas grandes transformaciones sociales, reflejando en un repertorio muy contemporáneo la emergencia de una «cuestión social », con la que huelguistas y anarquistas cobran protagonismo. El arte académico participa así de lleno en la creación y difusión de representaciones del movimiento obrero, en un momento en que éste emerge y comienza a movilizarse. Este trabajo se propone caracterizar la contribución de la institución cultural al imaginario del movimiento obrero en la España de la Restauración, entre visibilidad inédita y fenómenos de deslegitimación.
Dans l’Espagne de la fin de siècle, la montée des mécontentements sociaux rend le mythe de la cohésion politique de plus en plus difficile à entretenir. La peinture exposée dans les Expositions Nationales des Beaux-Arts (les Salons) du régime donne à voir ces grandes transformations sociales, en reflétant dans un répertoire très contemporain l’émergence d’une « question sociale », dont les grévistes et les anarchistes sont les figures de proue. L’art académique prend ainsi pleinement part à la création et à la diffusion de représentations sur le mouvement ouvrier, au moment où celui-ci émerge et commence à se mobiliser. Ce travail se propose de caractériser l’apport de l’institution culturelle à l’imagerie du mouvement social dans l’Espagne de la Restauration, entre visibilité inédite et phénomènes de délégitimation.
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