This article proposes to analyze the way in which Ana Mendieta is quoted and reinterpreted by the Laboratoire de la contreperformance, a collective of artists and researchers based in Paris, in two performances: Les Contre-archives (a revisited story of female performance) and Cabaret conceptuel (a fictionalized story of a feminist cabaret with the association of the female body and the feather as a common thread). In both cases, the Mendieta icon appears prominently, as a major figure of performance incorporating and challenging stereotypes and feminine motives conveyed by many myths. However, far from tribute, it is about making a shift, by confronting Mendieta with elements of popular culture, in an iconoclastic reenactment or an unexpected interpretation. It is through political fictions considering art as a lever for a critique of standards that the Laboratoire de la contre-performance thus engages in a dialogue with images of Mendieta›s performances from the 1970s. This point of view, openly situated and subjective, is that of a current research-creation in the field of performance, questioning our relationship to these emblematic performances that we only know through their traces.
Cet article propose d’analyser la manière dont Ana Mendieta est citée et réinterprétée par le Laboratoire de la contreperformance, collectif d’artistes et chercheur·e·s basé à Paris, dans deux performances : Les Contre-archives (histoire revisitée de la performance au féminin) et Cabaret conceptuel (histoire fictionnée d’un cabaret féministe avec pour fil conducteur l’association du corps féminin à la plume). Dans les deux cas, l’icône Mendieta apparaît en bonne place, en tant que figure majeure de la performance incorporant et bousculant les stéréotypes et les motifs d’assignation au féminin véhiculés par de nombreux mythes. Cependant, loin de l’hommage, il s’agit d’opérer un décalage, en confrontant Mendieta à des éléments de la culture populaire, dans un reenactment iconoclaste ou une interprétation inattendue. C’est à travers des fictions politiques considérant l’art comme levier d’une critique des normes que le Laboratoire de la contre-performance engage ainsi un dialogue avec les images de performances de Mendieta des années 1970. Ce point de vue, ouvertement situé et subjectif, est celui d’une recherche-création actuelle dans le champ de la performance, questionnant notre rapport à ces performances emblématiques qu’on ne connaît que par leurs traces.
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados