The first part of this article is devoted to showing how interactionist approaches, which view language as a social activity, differ from other approaches, which define it as a system. The former reject the traditional reduction of communication to the mere transmission of a pre-existing message and, instead, see discourse as the dynamic and collaborative building up of meaning by interactants who rely on their representations of the situation of discourse, of their common background, both in terms of knowledge and values, and on the cues they give each other as to their appreciation of the activity at hand. This is followed by a survey of the main notions which have been proposed by interactionist research in SLA in the past twenty years. A critical assessment and a few research leads are proposed as a conclusion.
Cet article essaie tout d’abord de montrer en quoi l’approche interactionniste, qui appréhende le langage comme activité sociale, se distingue d’autres approches, qui l’envisagent comme système. Cela conduit à remettre en cause la définition traditionnelle de la communication comme transmission d’un message déjà préexistant dans la tête de l’émetteur et à lui opposer une co-construction dynamique du discours par les partenaires de l’interaction, s’appuyant sur leurs représentations de la situation, sur les connaissances et les valeurs qu’ils pensent partager et les indices par lesquels ils s’indiquent mutuellement la signification qu’ils donnent à l’activité en cours. On procède ensuite à un survol des principales notions qui ont marqué la recherche interactionniste dans le domaine de l’acquisition des langues étrangères au cours des vingt dernières années. L’article se conclut par un bilan critique et quelques pistes de recherche.
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