Based on a large sample of inscriptions from Asia Minor, this paper develops a quantitative approach to the display of kinship by individuals honoured with titles. Next to their names, these individuals may refer, in a more or less developed way, to their ascendants, descendants, in-laws and/or collaterals. The study aims both at evaluating the frequency of such references and determining relevant criteria for the display of kinship. In the context of the representation (or self-representation) of the elites, this practice proves to be quite marginal, and inscriptions that underline the existence of dynasties of notables, dominating the public scene of their city over several generations, are very much in the minority with regard to the overall documentation.
En se fondant sur un large échantillon d’inscriptions d’Asie Mineure relevant, au sens large, de la « culture honorifique », l’article développe une approche quantitative des mentions de parenté pour les individus honorés d’un ou de plusieurs titre(s). Ces derniers peuvent en effet intégrer à leur dénomination une référence, plus ou moins développée, à des ascendants, des descendants, des affins et/ou des collatéraux. L’étude vise à la fois à mettre en lumière la fréquence de ces mentions et à déterminer des critères pertinents pour l’affichage de la parenté. Dans le contexte de la représentation (ou l’auto-représentation) des élites, cette pratique se révèle assez marginale, et les inscriptions qui soulignent l’existence de dynasties de notables, dominant la scène publique de leur cité sur plusieurs générations, sont très minoritaires au regard de la masse documentaire globale.
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