The origin of the first declension genitive singular ending -(a)es for -ae in Latin inscriptions has been often discussed and variously explained. Based on brick stamp data, we confirm the view that the ending represents a Latinisation of the Greek morpheme -ης. We argue, however, based on the normative nature of language, that it was conventionalized as a permanent transfer from early on, and that the occurrences of the ending in first and second century inscriptions do not represent instances of code-switching. In other words, by the second century AD at the latest, the use of the ending was conventional, i.e. it had become a norm, in certain linguistic communities.
L’origine du génitif en -(a)es, utilisé dans des inscriptions latines au lieu de la forme en -ae – désinence du génitif singulier de la première déclinaison –, souvent débattues, a été expliquée de manières variées. En nous fondant sur les données relevées sur des timbres appliqués à des briques romaines, nous confirmons l’hypothèse que la désinence en question représente la forme latinisée du morphème grec -ης. Nous affirmons cependant, en partant du caractère normatif de la langue, que cette forme est rapidement devenue conventionnelle et que les occurrences de la désinence en question, dans les inscriptions du ier et du iie siècle, ne relèvent pas de l’alternance de code linguistique. Selon nous, c’est au plus tard au deuxième siècle de notre ère que l’usage de la désinence est devenu conventionnel, c’est-à-dire la norme, dans certaines communautés langagières.
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