Líbano
Lo esencial de este estudio se centra en Maryse Condé y en la interacción entre su trabajo y su isla, donde se siente en prisión, con unos padres snobs que la alejan de cualquier contacto con los demás niños del vecindario y la separan de sus raíces. Ella insiste en el papel ausente de los padres y reconsidera lo que ha sido la autoridad paterna hasta ahora. Se afirma como la autora de su padre, no como de su trabajo. Describe en particular la tensión entre ella y su madre que se reduce a un estatus sin transcendencia. Esta tensión de la relación hija/madre continúa a lo largo de la genealogía de las mujeres de su linaje. Remedia esta falta de identidad creando un idioma propio, una mezcla de francés, inglés, criollo y lenguas africanas que se convierte en su territorio, en su tierra. Todo esto propicia su apertura a otras culturas y la convicción de que cada persona es diferente de la otra.
This article by Maryse Condé focuses mostly on the interaction between her life and her work, a sort of disguised autobiography. Condé analyzes her relationship to her island where she felt imprisoned, to her snobby parents who prevented her from having any contact with other children in the neighborhood and cut her off from her roots. She insists on the absent role of the fathers and tackles the very common bastardy in the Antilles. She ponders upon what has been established as a reference so far. She asserts herself as her father’s author and not as his piece of work. She describes in particular the tension between her and her mother reduced to an insignificant status. This tensed daughter/ mother relationship continues throughout the genealogy of the women of her line. She deals with this lack of identity by creating a language of her own, a mixture of French, English, Creole and African languages which becomes her territory, her land. This gives proof of her openness to other cultures and her conviction that everyone is different from the other. She defends individuality over community
L’essentiel de cet article se focalise chez Maryse Condé sur l’interaction entre sa vie et son œuvre, sorte d’autobiographie déguisée. Condé analyse son rapport à son île où elle se sentait en prison, à ses parents snobs qui l’écartent de tout contact avec les autres enfants du voisinage et la coupent de ses racines. Elle insiste sur le rôle absent des pères et aborde la bâtardise si fréquente aux Antilles. Elle repense sur ce qui a fait jusqu’à présent autorité. Elle s’affirme comme l’auteur de son père pas comme son œuvre. Elle décrit notamment la tension entre elle et sa mère qui est réduite à un statut à éliminer. Cette tension du rapport fille /mère se poursuit sur toute la généalogie des femmes de sa lignée. Elle remédie à ce manque identitaire en créant une langue à elle mélange de français, anglais, créole et langues africaines qui devient son territoire, sa terre. Ce qui traduit son ouverture aux autres cultures et la conviction que toute personne est différente de l’autre. Elle est pour l’individualité et non pour la collectivité.
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