This paper analyses the Cistercian model of “good” listening in the light of ancient designs, in particular the distinction scholarly perception and intuitive perception. The latter is often devalued in Antiquity because it does not appeal to reason and is only based on the pleasure of the ear; however, it is considered an essential parameter to consider in order to persuade both in music and in speech. Assuming this ancient heritage, the Cistercians adapt it to their specific needs. In Augustine’s line, they admit indeed an intuitive perception, provided it is inspired, may be beneficial in the practice of meditation.
Cet article propose de lire le modèle cistercien de la « bonne » écoute à la lumière des conceptions antiques, en particulier de la distinction qui est faite entre une perception érudite et une perception intuitive. Cette dernière est fréquemment dévalorisée dans l’Antiquité car elle ne fait pas appel à la raison, mais repose sur le plaisir de l’oreille ; néanmoins, elle est considérée comme un paramètre incontournable à prendre en considération pour pouvoir persuader, aussi bien dans la musique que dans le discours. Assumant cet héritage antique, les Cisterciens l’adaptent à leurs besoins spécifiques. Dans la lignée d’Augustin, ils admettent en effet qu’une perception intuitive, à condition d’être inspirée, peut être bénéfique dans l’exercice de la méditation.
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