What are we? What is our most fundamental nature? This is a vast question, but one thing we seem to be able to say is that we are animals. Indisputable as this may seem, however, most philosophers deny it. In past centuries the main reason for this was hostility to materialism. Today’s materialists deny that we are animals because the view conflicts with attractive beliefs about our identity through time. But their position faces grave problems. The author argues that we are indeed animals, and that the orthodox beliefs about our identity through time are mistaken.
Que sommes-nous ? En quoi consistons-nous ultimement ? Vaste tâche que de répondre à ces questions. S’il est bien une chose que nous pouvons hasarder à dire à ce sujet, c’est que nous sommes des animaux. Voilà qui paraît difficile à contester. Et pourtant, la plupart des philosophes se refusent à l’admettre. Hier, c’était en raison de leur hostilité à l’encontre du matérialisme. Aujourd’hui, les philosophes matérialistes rejettent ce point de vue parce qu’il est incompatible avec un certain nombre de croyances bien établies sur notre identité dans le temps. Néanmoins, les thèses de ces philosophes se heurtent à de sérieuses difficultés. L’auteur soutient ici que nous sommes bien, en dernière instance, des animaux et que, par conséquent, les croyances philosophiquement orthodoxes sur notre identité dans le temps sont fausses.
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados