Dans les années 80 du XIXe siècle français, le Naturalisme fut l'objet de vives discussions théoriques. Nombreux sont les auteurs qui se sont opposés à la manière zolienne d'écrire pour s'engager dans des voies esthétiques nouvelles. Malgré ces bifurcations dans la conceptualisation théorique, on peut observer un phénomène chiasmique dans la mesure où les textes naturalistes comportent bien des vecteurs anti-naturalistes et vice versa. Nous avons eu recours à quatre romans emblématiques de l'époque pour en démontrer les imbrications et les interférences ainsi que le glissement des seuils et le chevauchement des concepts. Suivant cette approche systémique, les romans "A rebours" d'Huysmans et "Le Disciple" de Bourget comportent donc des vecteurs étrangers à leur intention d'origine tandis que "L'Œuvre" et "Le Rêve" de Zola peuvent être considérés comme porteurs d'un message peu naturaliste. Ne faudrait-il pas repenser les marques génériques de l'époque afin de nuancer les concepts historiques et littéraires?
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