This study on linguistic markers of inference takes place within a larger project entitled “From perception to oral production”, the goal of which is to identify the links between comprehension and production processes, in particular the sources of difficulty for French learners of English.
This study is related to the article published by Poussard, Vincent-Durroux and David in this same volume, but is based on a wider set of data : two further comparable corpora were added, one between French native speakers and the other between English native speakers . The semi-structured interviews revolve around the same sequence from the same English language film, dubbed into French for the French native speakers.
The article first compares the markers of inference showing the linguistic competence of speakers in their native language. It also explores the pragmatic dimension of expressing uncertainty, an inherent part of expressing inference, as well as the degree of modalisation used in the two L1 corpora. Secondly, using the English native speakers as a model, the study examines the L2 interlanguage of the French students to assess where the gaps are in their performance in English. It shows that these gaps cannot be explained only in terms of inadequate lexical or grammatical knowledge, but are often classical cases of cross-cultural pragmatic failure. A number of representative examples from the three corpora (French/French, English/English and English/French learners of English) are presented by way of illustration.
Cette étude sur les marqueurs linguistiques de l’inférence fait partie d’un projet plus large « De la perception à la production orale », dont le but est d’identifier les liens entre la compréhension et les procédés de production et en particulier d’identifier les sources de difficultés pour les apprenants français d’anglais langue seconde.
Dans le prolongement de l’article précédent publié dans ce volume par Poussard, Vincent-Durroux and David, cette étude s'appuie sur une version élargie du même corpus. En effet, des locuteurs natifs de français et d'anglais ont été soumis à la même expérience. Les entretiens reposent sur une discussion à partir du même extrait tiré d’un film en langue anglaise (doublé en français pour l’entretien français-français). L'article compare les choix linguistiques et discursifs des locuteurs dans leurs langues maternelles respectives (anglais et français) pour exprimer l'inférence. Elle explore plus particulièrement la dimension pragmatique de l'expression du doute, une composante inhérente à l'expression de l'inférence, ainsi que le degré de modalisation employé dans la L1. Puis, en prenant les locuteurs anglophones comme modèle, l'étude examine l'interlangue des étudiants français, pour mesurer l'écart avec la performance des locuteurs natifs. Elle montre que cet écart ne concerne pas seulement des lacunes en termes de ressources lexicales et grammaticales mais aussi une tendance à reproduire en L2 les stratégies discursives de leur L1. Des exemples représentatifs tirés de ce triple corpus (francophones, anglophones, francophones apprenants d'anglais) sont présentés pour illustrer le propos.
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