Les « services écosystémiques » (SE) s’institutionnalisent au sein des politiques environnementales françaises par le travail de définition qui en est fait au sein d’un réseau d’action publique. Les membres de ce réseau confrontent et mettent en concurrence leurs cadres cognitifs et techniques au cours de luttes définitionnelles qui participent à faire des services écosystémiques une référence de politique publique. L’article analyse ces luttes, qui se font à la faveur d’une définition normative des services écosystémiques via la monétarisation. Cette dernière, enjeu de positionnement et de légitimation pour ces acteurs, correspond aux principes des cadres de performance et d’efficacité du New Public Management en place au sein de l’action publique et auxquels les acteurs se confrontent.
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