Arrondissement de Strasbourg-Ville, Francia
En Francia, tanto las políticas patrimoniales como las políticas urbanas se habían regido según dos lógicas distintas. Sólo en los años 1960 con la aprobación de la Ley Malraux sobre sectores protegidos, se adoptó legislativamente la integración de los proyectos patrimoniales. Sin embargo, a partir de la primera mitad del siglo XX, algunas experiencias ya habían sido elaboradas en tal sentido tanto en París como en sus alrededores : en 1910, la Commission du Vieux Paris y un grupo de arquitectos participaron en las discusiones suscitadas en torno a una nueva disciplina, la planificación urbana ; y se buscó la implementación de una política de protección del patrimonio que pudiera integrarse en los proyectos de desarrollo de la ciudad. Dicha tentativa sirvió como modelo para el proyecto de constitución de un “Registre Archéologique et Artistique de Paris et du Département de la Seine” [Registro Arqueológico y Artístico de París y del Departamento del Sena], un inventario arquitectónico y urbano elaborado entre 1916 y 1928 que sirvió de base para el inventario patrimonial del Grand Paris. Este inventario, organizado con la colaboración de arquitectos y de la Commission du Vieux Paris permitió la movilización de diversos actores fundamentales para la evolución y la constitución de políticas urbanas, como también para consolidar los inventarios de la ciudad y la forma en la cual dichos trabajos eran ejecutados.
En France, politiques patrimoniales et politiques urbaines ont longtemps été appréhendées comme deux domaines distincts, et ce n’est qu’à partir des années 1960, avec le vote de la loi Malraux sur les Secteurs sauvegardés (JO- Journal Officiel,1962), que l’intégration de la dimension patrimoniale dans les projets d’urbanisme fut actée d’un point de vue législatif. Mais dès la première moitié du XXe siècle, des expérimentations eurent lieu en ce sens, notamment pour Paris et ses environs. Vers 1910, les membres d’une jeune instance locale de protection patrimoniale, la Commission du Vieux Paris (créée en 1897) et un architecte-voyer engagé dans les réflexions développées autour de la nouvelle discipline qu’était alors l’urbanisme, Louis Bonnier (1856-1946), cherchèrent à mettre en oeuvre une politique de protection patrimoniale susceptible d’être intégrée aux projets de développement de la ville. Si cette première tentative de concilier projet urbain et préservation de l’existant ne produisit pas les résultats escomptés, elle servit de modèle, quelques années plus tard, à un projet bien plus ambitieux : la constitution du « Casier archéologique et artistique de Paris et du département de la Seine », inventaire architectural et urbain élaboré entre 1916 et 1928 pour servir de base patrimoniale au Grand Paris en préparation. Toujours organisée à partir de la collaboration de Louis Bonnier et de la Commission du Vieux Paris, mais mobilisant cette fois de nombreux autres protagonistes, cette entreprise évolua durant le temps même de sa constitution, sa dimension d’instrument pour les politiques urbaines étant progressivement abandonnée pour une forme d’inventaire plus conventionnel. Aussi il s’agira ici d’interroger à la fois la genèse de cette entreprise, que l’on qualifierait aujourd’hui d’urbanisme patrimonial, et l’évolution qu’elle connut, des années 1910 à la fin des années 1920.
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