Comme beaucoup de villes en Espagne, Barcelone a un important patrimoine médiéval d’origine juive – dont d’anciens sites funéraires. Et comme dans beaucoup de villes en Espagne, quand les autorités locales ont procédéà de l’archéologie préventive sur ce patrimoine archéologique partagé, elles se sont heurtées à l’opposition forte (et parfois agressive) de groupes juifs orthodoxes et ultra-orthodoxes. L’argument avancé est l’incompatibilité apparente entre l’archéologie et la Halakha. Mais on peut supposer que l’épicentre du conflit est ailleurs : à la fois dans notre manière de répondre aux revendications religieuses au sein de sociétés laïcisées, et dans notre manière d’articuler les biens culturels communs du domaine public avec les sensibilités religieuses actuelles en Europe.
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