À partir du dix-huitième siècle, des institutions européennes ont collectionné des restes humains autochtones australiens, constituant une partie des collections contenant des restes humains d’habitants du monde entier, y compris d’Europe. Acquis dans le but d’étudier de supposées différences « raciales », leur transfert était profondément ancré dans un paradigme scientifique raciste, abandonné depuis longtemps, mais qui a joué une part importante dans l’oppression des peuples autochtones par l’état colonisateur. La documentation historique prouve que ces restes humains ont été pris sans le consentement et contre la volonté de la population autochtone. Depuis les années 1980, de nombreux groupes autochtones ont mené campagne pour que les institutions à travers le monde restituent ces restes afin qu’ils puissent être réinhumés. Cet article traite du cas de l’Université d’Édimbourg, qui avait amassé au dix-neuvième siècle une importante collection de restes humains du monde entier et qui, à la suite d’une campagne menée par le peuple autochtone, a adopté en 1991 une politique pro-rapatriement.
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