Arrondissement de Strasbourg-Ville, Francia
Pour définir la formalité dogmatique du lien conjugal, il est impossible de ne pas revenir à la scène de Cana, d’une part, et, d’autre part, à la nomination néotestamentaire du Christ comme «Époux». On doit procéder à une première discrimination: cette nomination relève-t-elle du registre de la simple métaphore, ou fonde-t-elle la symbolique puissante et convergente du mariage chrétien, lequel commence dans le temps et se consomme dans l’eschaton? Sur cette pierre d’angle, on construit ici le concept christologique des noces différées d’où la conjugalité sacramentelle retirera sa cause la plus efficiente: la sponsalité eschatologique de Jésus est conçue en termes thomistes comme «le principe du maximum», duquel la performance surnaturelle de l’Esprit-Saint reçoit dans le temps des époux sa force inépuisable. En contraste, il faut alors s’expliquer avec l’expérience des conjugalités échouées, et tenter de conjurer l’hypothèse dogmatiquement insoutenable d’un «blasphème contre l’Esprit».
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados