Dans la grande ville déshumanisée, l'animal familier, en particulier le chien, peut contribuer à restaurer le lien social en jouant le rôle d'outil de communication. Ces animaux de compagnie sont souvent traités comme des personnes, le plus surprenant étant la demande de sacré, de rituels, qui se fait jour depuis quelques années. Partant de la messe des animaux qui a lieu deux fois par an dans une paroisse catholique gallicane du XVe arrondissement de Paris, je propose d'analyser le rapport que les urbains entretiennent avec leurs animaux familiers. Quelle demande expriment, vis-à-vis de l'Église, ces familles en majorité non pratiquantes ? Demande de reconnaissance de l'animal en tant qu'individu pourvu d'une âme. Demande thérapeutique au travers de la bénédiction/imposition des mains sur chaque animal qui clôt la messe. Demande de rencontres avec d'autres amis et protecteurs des animaux, dans ou hors du militantisme associatif...
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados