The Old Familles of Geneva studied by L. Henry are characterized by early marriage rates, a living relie of an archaic « non-European » model according to J. Hajnal, and by a legitimate fertility rate clearly lower than the following century. After a rapid samplying, it appears that the precocious marriage of the XVIth Century might be a result of circumstantial factors. The evolution of the XVIIth Century suggests in fact that the mortality rate and marriage age are inversely related and that the transition to a late marriage system would be only one consequence of the progressive fading away of the crisis. The role of marriage as a self-regulating mechanism appears confirmed by social analysis. The transition to late marriage is an upper and middle class phenomenon and practically inexistant among the popular milieu where marriage throughout the XVIIth Century remains late in life. The XVIth Century's low fertility rate is confirmed, as are the observed increases in the bourgeoisie during the XVIIth Century. The growth in legitimate fertility during a pre-Malthusian period, which cannot be explained by nursing practices, begs the question of the relationship between fertility rate and the conditions of the period.
Les Anciennes Familles Genevoises étudiées par L. Henry se caractérisent au xvr3 siècle par une nuptialité précoce, survivance selon J. Hajnal d'un modèle archaïque « non européen », et par une fécondité légitime nettement plus faible qu'au siècle suivant. D'un rapide sondage il ressort que la précocité du mariage au XVIe siècle pourrait résulter de facteurs conjoncturels. L'évolution au XVIIe siècle suggère en effet que la mortalité et l'âge au mariage sont en corrélation inverse et que la transition vers le système du mariage tardif ne serait qu'une conséquence de l'effacement progressif des crises. Le rôle de la nuptialité comme mécanisme autorégulateur se voit confirmé dans l'analyse sociale. Le passage au mariage tardif est le fait des classes supérieures et moyennes et pratiquement pas des milieux populaires dont le mariage durant tout le XVIIe siècle reste tardif. La faible fécondité au XVIe siècle se confirme, comme aussi l'augmentation observée dans la bourgeoisie au cours du XVIIe siècle. Cet accroissement de fécondité légitime en régime prémalthusien qui ne peut s'expliquer par les pratiques d'allaitement, pose le problème des rapports entre fécondité et conjoncture.
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