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Deux cas de toxidermies graves secondaires à un mésusage de la griséofulvine

  • Autores: A. Le Guern, I. Kerrad, E. Oehler
  • Localización: Annales de dermatologie et de véneréologie, ISSN 0151-9638, Vol. 143, Nº. 3, 2016, págs. 219-222
  • Idioma: francés
  • Títulos paralelos:
    • Severe cutaneous drug reactions to misused griseofulvin: 2 cases
  • Enlaces
  • Resumen
    • English

      Background Griseofulvin is an antifungal drug known to cause drug rash. However, it is widely prescribed outside its classic indications. Herein, we describe 2 cases in which griseofulvin was prescribed for off-label indications.

      Patients and methods Case No. 1. A 51-year-old woman was referred to the department of internal medicine for management of Stevens-Johnson Syndrome (SJS). The symptoms appeared 17 days after she had taken griseofulvin for inguinal intertrigo. Case No. 2. A 19-year-old female patient consulted for toxic epidermal necrolysis (TEN) affecting 30% of her body surface, with a positive Nikolsky sign and severe mucosal lesions. These symptoms appeared 9 days after she began taking griseofulvin, which had initially been prescribed for her husband for mycosis.

      Discussion Toxic epidermal necrolysis, a condition chiefly of drug-related origin, is a severe mucocutaneous syndrome characterized by massive keratinocytic apoptosis. Although there are few scientific publications referring to griseofulvin-induced drug eruption, they deserve to be mentioned since this drug is widely used for purposes other than the approved indications and can cause life-threatening reactions.

      Conclusion We report two cases of toxic epidermal necrolysis related to the misuse of griseofulvin. It is important to bear in mind the precautions for use of oral antifungal drugs, which are strictly reserved for use against resistant or diffuse forms of mucocutaneous fungal infections.

    • français

      Introduction La griséofulvine est un antifongique connu pour être pourvoyeur de toxidermies ; il est pourtant fréquemment prescrit dans le non respect de ses indications, comme nous le montrons à travers deux observations.

      Observations Cas no 1. Une femme de 51 ans était adressée pour un syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) apparu 17 jours après la prise de griséofulvine pour une mycose des grands plis. Cas no 2. Une femme de 19 ans était hospitalisée en réanimation pour une nécrolyse épidermique toxique (NET) touchant 30 % de la surface corporelle, accompagnée d’une atteinte muqueuse sévère. Cette éruption était apparue 9 jours après la prise de griséofulvine, prescrite à son mari pour une mycose.

      Discussion La nécrolyse épidermique toxique, de cause majoritairement médicamenteuse, est un syndrome cutanéo-muqueux grave caractérisé par une mort kératinocytaire apoptotique massive. La griséofulvine a fait l’objet de rares publications de toxidermies graves à type de NET ou de SSJ ; celles-ci méritent d’autant plus d’être connues que la molécule est largement utilisée en dehors de ses indications et que la balance bénéfices/risques plaide alors largement en sa défaveur.

      Conclusion Nous rapportons deux cas de nécrolyse épidermique toxique liés à un mésusage de la griséofulvine, amenant à rappeler les précautions d’emploi des antifongiques oraux, réservés aux formes rebelles ou diffuses de dermatophytie avec atteinte unguéale ou du cuir chevelu.


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