Arrondissement de Rouen, Francia
Outre les anciennes diatribes de Cochin contre la sociabilité jacobine, remises au goût du jour dans les années 1970, l’histoire des sociétés populaires, clubs politiques apparus pendant la Révolution française, a également dû compter avec nombre de simplifications nés de la plume d’historiens soucieux de dégager des classements politiques à l’échelle nationale. Ainsi, dans les années décisives que furent 1792 et 1793, les sociétés populaires ont pu être recensées ici comme des « sociétés girondines », là comme des « sociétés montagnardes », tandis que plusieurs ouvrages et atlas historiques proposaient alors une vision nationale de cette partition. Hélas, les discours péjoratifs sur la « machine jacobine », d’une part, les classements politiques réalisés à l’échelle nationale, de l’autre, reposent souvent sur des raisonnements trop généraux. L’exemple de la Société des Amis de la Constitution de Honfleur, ici présenté, vient souligner après plusieurs autres recherches l’inanité des raisonnements hérités de Cochin, mais aussi apporter des nuances aux traditionnels classements opérés entre les sociétés. En effet, là elle est supposée avoir été « girondine », un examen détaillé de ses archives prouve que les réalités sont infiniment plus mouvantes.
Apart from the old Cochin's diatribes against the Jacobin sociability, revised in the 1970s, the history of the popular societies and political clubs that appeared during the French Revolution have also had many simplifications created by historians eager of identifying political positions at a national level. Thus, in the critical years of 1792 and 1793, the popular societies have been identified as "Girondist societies", or as "societies of the Mountain", while several books and historical atlas propose a national vision of the partition. Unfortunately, both the derogatory speech about the "Jacobin machine", and the political classifications made at a national level are often based on a very general reasoning. The example of the Friends of the Constitution of Honfleur, presented here, is to emphasize the futility of the Cochin legacy, but also brings nuances to the traditional classifications made between societies. They had been assumed as "Gironde", when a detailed examination of its archives shows an infinitely more complex reality.
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