L'argument qui est le plus souvent invoqué pour justifier le caractère fictionnel de la littérature socratique est un passage de la Poétique où Aristote reconnaît l'existence du logos sokratikos, qu'il assimile à une forme de mimêsis. L'hypothèse que j'aimerais développer est que nous avons peut-être un meilleur argument pour justifier le caractère fictionnel de la littérature socratique. Si les historiens n'hésitaient pas à faire prononcer à leurs personnages des discours qui sont en partie inventés ou recréés, on peut faire l'hypothèse qu'ils ont ainsi fourni aux auteurs de dialogues socratiques le modèle et l'exemple de discours fictifs prononcés par les personnages des dialogues
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