L'article se propose d¿étudier le rôle joué par le serment dans le développement et l'organisation des corps de métier londoniens à la fin du Moyen Âge et dans les rapports entretenus par ces derniers avec les pouvoirs urbains. S'il constitue un instrument efficace pour créer une véritable solidarité et une cohésion au sein du groupe professionnel, le serment sert également de support à la création d'une législation interne à laquelle tous sans exception jurent de se soumettre. Cependant, cette pratique doit se concilier et s¿articuler avec les différentes marques d'allégeance qui unissent les habitants de la cité et s'intégrer dans l'ordre juridique urbain pour affirmer sa légitimité. Le serment se situe donc au-delà du simple rituel d'adhésion, il met en jeu l'honneur et la respectabilité de celui qui le prononce. Loin de n'être qu'un simple marqueur pragmatique dépourvu d'effets réels, il agit comme un véritable signe de reconnaissance et participe à définir l'identité et la place des individus à l'intérieur des différentes communautés auxquelles ils appartiennent.
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