While there has been extensive research focusing mainly on the demand for domestic workers overseas, little research has been done on the “supply-side” in the Philippines. This article aims to fill this gap, by emphasizing how Filipina domestic workers bound for various countries in the global south are “produced” through labor-brokering practices in the Philippines. More specifically, it examines the techniques and procedures of the Philippine state and agencies to recruit, train and promote a certain idea of what it means to be a “Filipina domestic worker”. It also points out how social and symbolic boundaries produce otherness through training and selection processes. Finally, it emphasizes the historical dynamics underlying the production of otherness and the intersectionality of power relationship as sex, class, race.
Cette contribution a pour objectif d'étudier les processus de production de l'altérité dans le cadre de l'économie mondiale du care et du travail domestique. À partir de l'étude des carrières migratoires des femmes philippines employées comme travailleuses domestiques, nous montrerons comment ces dernières sont réifiées autour de qualités supposées tels que la « docilité », la « capacité d'ajustement », le « dévouement » héritées d'une histoire coloniale, et maintenues dans un dispositif migratoire par des enjeux économiques et politiques. Nous mettrons en avant comment les frontières sociales et symboliques sont intriquées dans les formations et les processus de sélection afin de produire de l'altérité, et réifient la figure de « la filipina » à la croisée de rapports sociaux de sexe, de classe et de « race ».
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados