En raison de l'élévation des prix de l'immobilier, la tendance est depuis plusieurs décennies à l'éviction des classes populaires de la capitale. Celles qui y subsistent malgré tout, si elles n'ont pas la chance d'accéder à un parc social largement saturé, doivent bien souvent se replier sur des logements de piètre qualité. Résister à l'exil hors de Paris est cependant pour elles la première des priorités. A leurs yeux, la capitale permet en effet de compenser des conditions de travail difficiles et d'échapper à la ségrégation territoriale, deux marqueurs forts de la condition populaire contemporaine. Bien plus, ce lieu est considé récomme une fac on de favoriser les projets d'ascension sociale. Par ailleurs, ces personnes redoutent un déracinement suite auquel elles perdraient leurs repères et les maigres ressources sociales dont elles disposent.
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