Humans consider land snails as an ambivalent animal, both repulsive and familiar, of which even the animality may be questioned. It is also a paradoxical organism which frequently compensates its proverbial slowness by a challenging passive dispersal. The reciprocal behaviors of humans and snails are the source of the most effective dispersal process, locally and globally. Since the Neolithic, in the south of France as in the entire Mediterranean basin, these species transported by humans, by their domestic animals or their goods, then accompany them in their agro-pastoral or domestic activities. Once introduced, the different species experienced various destinies, between rarity and abundance, between ephemeral colonization and sustainable settlement. Their dynamics is sometimes linked to human population dynamics, and to the landscape changes which results from their practices. Often manipulated by man, they participate in one way or another in its culture (literary, artistic, culinary, symbolic…), with various representations. They may be undetected (very small species), fully integrated, their origins being forgotten (edible snails, pet snails), get noticed by their invasion (pests) or, conversely, alarm by their scarcity (patrimonial species). According to the places, times, users of the environment… introduced synanthropic species leave unconcerned or raise intentions — even actions — like eradication, conservation or reintroduction.
Pour l’homme, l’escargot est un animal ambivalent, à la fois répulsif et familier, dont l’animalité même peut être mise en question. C’est aussi un organisme paradoxal qui compense fréquemment sa lenteur proverbiale par une dispersion passive redoutable. Les comportements réciproques de l’homme et des escargots sont à l’origine des processus de dispersion les plus efficaces, localement et au niveau planétaire. Depuis le Néolithique, dans le Midi de la France comme dans l’ensemble du Bassin méditerranéen, ces espèces transportées par l’homme, par ses animaux domestiques ou avec ses marchandises, l’accompagnent ensuite dans ses activités agro-pastorales et domestiques. Une fois introduites, les différentes espèces connaissent des fortunes diverses, entre rareté et foisonnement, entre colonisation éphémère et établissement durable. La dynamique des espèces est parfois liée à celle des populations humaines, à leurs pratiques et aux modifications du paysage qui en résultent. Souvent manipulées par l’homme, elles participent d’une façon ou d’une autre de sa culture (littéraire, artistique, culinaire, symbolique, folklorique…), avec des représentations variées. Elles peuvent passer inaperçues (espèces de très petite taille), être totalement intégrées au point de faire oublier leurs origines (espèces édules ou de compagnie), se faire remarquer par leur invasion (pestes) ou, au contraire, alarmer par leur rareté (espèces patrimoniales). Selon les lieux, les époques, les usagers de l’environnement concernés, les espèces synanthropiques introduites laissent indifférent ou bien suscitent des intentions — voire des actions — d’éradication, de conservation, ou même de réintroduction.
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados