L'identité des communautés urbaines se manifeste dans les rapports qu'elles entretiennent avec les pouvoirs territoriaux. A partir du moment où se diffuse depuis les années 1230 la langue vulgaire dans les écrits de la pratique, des écrits de plus en plus nombreux témoignent de ces rapports. Leur examen révèle l'expression d'une identité politique dont l'élément principal est l'affirmation du caractère représentatif du pouvoir exercé au nom de la communauté, qui est une association volontaire. Ses membres sont toujours les destinataires ultimes du discours du Prince. Dans l'espace francophone l'identité urbaine est conçue et exprimée, selon les documents de la pratique, avant tout comme celle d'une personne morale représentant, dans certaines limites, les intérêts des personnes physiques. Cette expression de l'identité et cette conception du groupe sont un phénomène général, et une nouveauté.
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