The genus Holcophylloceras SPATH, 1927, including especially a majority of Jurassic species and some rare lower Cretaceous species, is easy to distinguish from other genera with constrictions such as Calliphylloceras SPATH, 1927 or Sowerbyceras PARONA & BONARELLI, 1895. In the genus Holcophylloceras the constrictions are clearly sigmoid or falcoid. Both characteristics can be observed on the same specimen. In the genus Calliphylloceras the constrictions are falcoid while they are sigmoid on Sowerbyceras. Actually these genera are closely allied and they represent evolutionary stages in a lineage characterized by more or less growth alteration. The lineage origin probably exists among Liassic Phylloceras. The genus Calliphylloceras shows a small growth alteration, while it is maximal in Sowerbyceras and it is intermediate in Holcophylloceras.
This note shows that species of the genus Holcophylloceras are also characterized by three morphotypes: prae-caucasica, caucasica and nausikaae; these morphotypes do not characterize any particular species. The first and the second morphotypes could be an adaptation to live in deep waters. They probably give more solidity to the shell. The initial object of this note was to study again all the morphotypes of the genus Holcophylloceras with a new material collected in the oxfordian "Terres noires".
The authors of this note have studied the relations between the morphotypes prae-caucasica, caucasica and the peristome of Holcophylloceras. Does the peristome study permit to envisage the existence of dimorphic couples? (sexual dimorphism?). The result has been disappointing. On the other hand many microconchs and macroconchs have been identified. In particular with zignodianum-mediterraneum it is possible to identify the "male form" (zignodianum = microconch) and the "female form" (mediterraneum = macroconch) which confirms the intuition of Beznosov [1958] by an other approach to the problem. Many authors asked them if they had to separate the forms with sigmoid constrictions from those with falcoid constrictions. It seems now, there is no doubt and both species zignodianum-mediterraneum have to be joined in the same taxon zignodianum which has priority over mediterraneum.
Last result of this study is the justification of the genus Holcophylloceras created by Spath.
Le genre Holcophylloceras SPATH, 1927, qui regroupe essentiellement une majorité d'espèces jurassiques et quelques rares espèces du Crétacé inférieur, se distingue aisément des autres genres à constrictions comme Calliphylloceras SPATH, 1927 ou Sowerbyceras PARONA & BONARELLI, 1895. Chez Holcophylloceras les constrictions sont nettement sigmoïdes ou falciformes, ces deux types pouvant s'observer sur un même individu. Chez Calliphylloceras les constrictions sont de type falciformes alors qu'elles sont sigmoïdes chez Sowerbyceras. En réalité tous ces genres sont proches et constituent des étapes évolutives dans une lignée caractérisée par une plus ou moins grande altération du développement. La souche de la lignée est sans doute à rechercher parmi les Phylloceras du Lias. Le genre Calliphylloceras montre une paedomorphose modérée, elle est très prononcée chez Sowerbyceras. Elle est intermédiaire, chez Holcophylloceras, entre Calliphylloceras et Sowerbyceras.
La présente étude a comme but de réétudier l'ensemble des trois morphotypes, prae-caucasica, caucasica et nausikaae des espèces du genre Holcophylloceras à partir d'un nouveau matériel récolté dans l'Oxfordien des Terres noires. Il fallait d'abord déterminer si ces trois morphotypes caractérisaient une espèce en particulier ou toutes les espèces du genre. A leur sujet se posait aussi la question de savoir si les morphotypes avaient un intérêt en systématique ou s'ils n'étaient que l'expression de contraintes externes en assurant par exemple une plus grande solidité à la coquille ? Les auteurs ont ensuite été amenés à étudier les rapports entre les morphotypes prae-caucasica, caucasica et le péristome des Holcophylloceras. L'étude du péristome permet-il d'envisager l'existence de couples dimorphes ? Etait-il possible de mettre en évidence des microconques et macroconques chez le genre Holcophylloceras ? En particulier, chez les taxons zignodianum et mediterraneum, pouvait-on identifier la forme " mâle " (zignodianum) et la forme " femelle " (mediterraneum), d¡'une même espèce, pour confirmer l'intuition de Beznosov [1958] ? De fait beaucoup d'auteurs s'interrogent sur la pertinence de séparer les formes à constrictions sigmoïdes de celles à constrictions falciformes. C'est à ces questions que la présente étude a tenté de répondre.
Une dernière conséquence de cette étude est d'avoir légitimé le genre Holcophylloceras créé par Spath.
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