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Las ideologías sociales de los revolucionarios uruguayos de los 60

    1. [1] Universidad de Tel Aviv
  • Localización: Nuevo mundo, mundos nuevos, ISSN-e 1626-0252, Nº. 7, 2007
  • Idioma: español
  • Enlaces
  • Resumen
    • español

      A diferencia de épocas anteriores y posteriores, durante la larga década del 60 (1959-1973) el atributo de revolucionario fue objeto de ensayos de apropiación por parte de muy variadas organizaciones en la izquierda uruguaya. Más allá de trazar el mapa político e ideológico de las corrientes revolucionarias, pretendo analizar los significados, en cuanto a conceptos y prácticas, implícitos en las distintas definiciones de ser revolucionario. Particularmente, me interesa la percepción de los militantes de "ser revolucionario o de la "acción revolucionaria", percepción que sólo en parte reflejaban las doctrinas ideológicas consagradas en los documentos oficiales de sus partidos y organizaciones. Entrevistas orales, memorias de militantes y un análisis detenido de textos producidos con una relativa baja intencionalidad o carga ideológica conciente (secciones deportivas, policiales y festivas en la prensa diaria, invitaciones a eventos culturales y sociales, textos de solidaridad concreta, etc.), nos permiten aproximarnos a la ideología social de la militancia de izquierda, a los militantes de carne en hueso, a sus creencias y sus prácticas, más allá de los discursos institucionales de sus organizaciones. Tanto las doctrinas formales como las percepciones de los militantes estaban atravesados por tensiones entre referentes ideológicos internacionales, la fiebre revolucionaria desatada en América Latina tras la revolución cubana y los conceptos que esta irradiaba, las percepciones históricas de cada corriente en el Uruguay y las dinámicas sociales en las que los militantes estaban inmersos.

    • français

      La décennie des années 1960 (1959-1973), à la différence des époques qui l’ont précédée et qui la suivront, correspond à un moment où l’attribution du terme « révolutionnaire » a fait l’objet d’une appropriation de la part de nombreuses organisations de la gauche uruguayenne. Il ne s’agit pas ici de retracer cette carte politique et idéologique dessinée par les différents courants révolutionnaires, mais d’analyser les significations implicites – en terme de concepts et de pratiques – qui sont conférées à cette posture révolutionnaire. Ainsi, nous nous intéresserons plus particulièrement à la perception qu’ont les militants du fait « d’être révolutionnaire » ou de « l’action révolutionnaire » ; perceptions qui ne reflètent que partiellement les doctrines idéologiques consacrées par les documents officiels des partis ou des organisations auxquelles ils appartiennent. A partir d’une série d’entretiens oraux, de mémoires de militants et d’une analyse précise de textes à faible intention ou charge idéologique consciente (sections sportives, policières et festives de la presse quotidienne, invitations à des événements culturels et sociaux, textes de solidarité concrète, etc.), nous avons cherché à approcher l’idéologie sociale du militantisme de gauche et à connaître ces militants en chair et en os, leur croyance et leurs pratiques, au-delà des discours institutionnels de leurs organisations. Tant les doctrines formelles que les perceptions des militants apparaissent ainsi traversées par des tensions permanentes entre d’une part, les référents idéologiques internationaux et la « fièvre révolutionnaire » qui marque l’Amérique Latine des concepts que issus de la révolution cubaine, et d’autre part, les perceptions historiques propres à chaque courant en Uruguay et les dynamiques sociales dans lesquelles les militants se trouvaient immergés.


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