Les entrepreneurs africains en général, et les femmes en particulier, sont confrontés à deux types d'exigences aux temporalités distinctes :
survie au quotidien, respect des obligations communautaires de long terme. Cette dualité oblige à revoir les critères de gestion : le mont ant des créances et des dettes devient essentiel. À partir d'une analyse fine des activités entrepreneuriales de femmes sénégalaises, combinant données chiffrées et caractéristiques sociales, cet article met en évi dence deux principaux résultats. Le premier concerne l'importance des pratiques financières et leur dimension dynamique : si les femmes par viennent à stabiliser leur activité, c'est parce qu'elles créent de nouvelles formes de pratiques financières collectives. Le second porte sur l'hétéro généité des trajectoires, à mettre en relation avec l'ambivalence de tout lien de dette.
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados