Durante el primer congreso internacional de demografía, que tuvo lugar en París en 1878, el estadístico alemán Wilhelm Lexis defendió la teoría de que existe una duración normal de la vida humana, ley de la naturaleza. Tal perspectiva sintetiza la concepción del “hombre medio” de Quetelet y la ley de distribución normal de los errores, formulada por Laplace y Gauss.
La duración normal de vida, diferente de la duración media de vida, es, según Lexis, un “valor real”, característico de la mortalidad de la especie humana.
Lexis distingue tres grupos de edad, uno de los cuales, el “grupo normal”, es privilegiado, y define la frontera entre las defunciones normales y las “prematuras”. La mortalidad normal se define a partir de tres valores: la edad normal de defunción, la proporción de defunciones en el grupo normal y el error probable.
Las discusiones que suscitó la comunicación de Lexis, y en concreto los comentarios de Bertillon relativas a la mortalidad infantil, revelan percepciones distintas del proceso de mortalidad. Unos años más tarde, investigadores tales como Bodio, Perozzo, Levasseur y Pareto se hicieron eco de la teoría de Lexis y le reconocieron un tratamiento matemático y estadístico original de la mortalidad, aunque no retuvieron la hipótesis de la existencia de una ley natural.
Lors du premier Congrès international de démographie qui se tient à Paris en 1878, le statisticien allemand Wilhelm Lexis défend l’idée d’une durée normale de la vie humaine qui relèverait d’une loi de la nature. Il se fonde sur les travaux concernant « l’homme moyen » de Quetelet et utilise la loi de distribution normale des erreurs, formulée par Laplace et Gauss.
La durée normale de la vie, qui diffère de la durée moyenne de la vie, est, selon Lexis, une « vraie valeur », caractéristique de la mortalité de l’espèce humaine.
Lexis distingue trois groupes d’âges au décès, dont un est privilégié, « le groupe normal »; il s’emploie à en définir les frontières en distinguant les décès normaux de ceux qui sont « prématurés ». La mortalité normale est alors décrite par trois valeurs : l’âge normal au décès, la proportion de décès appartenant au groupe normal et l’erreur probable.
Les discussions que suscite la communication de Lexis, et tout particulièrement les commentaires de Bertillon sur la mortalité des enfants, sont révélatrices de perceptions distinctes du processus de mortalité. Quelques années plus tard, des savants tels que Bodio, Perozzo, Levasseur et Pareto font écho à la théorie et à la méthode de Lexis, lui concédant un traitement mathématique et statistique original de la mortalité, sans toutefois reprendre à leur compte l’hypothèse d’une loi de la nature.
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