Pour bénéficier réellement aux populations des pays signataires, les nombreux accords de libre-échange et d'intégration économique devraient logiquement s'inscrire dans le cadre de solides stratégies nationales et régionales de développement. En Amérique centrale, pourtant, c'est loin d'etre le cas. Les accords de libre-échange, tel le Plan Puebla Panama, censé favoriser le commerce intemational et les investissements dans la région et renforcer son insertion exteme, semblent en effet peu se soucier d'apporter des réponses réelles aux problemes socio-économiques des populations concemées. Au contraire, brillant par l'absence de références explicites a des projets et des stratégies de développement juste et durable, ils sont dominés par une logique mercantile, leurs objectifs étant, avant tout, la maximisation des profits et la diminution des collts (de la main-d' oeuvre notamment), aux seuls bénéfices des transnationales. Pour inverser cette tendance, il est plus que jamais indispensable que ces accords se doublent de clauses de sauvegarde des droits économiques, sociaux et culturels et tiennent compte des griefs et des exigences de tous les secteurs de la société, sans exception, encouragent leur participation et se négocient dans une plus grande transparence. D'oil la nécessité de maintenir la pression via une intense mobilisation citoyenne.
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