L' application des recettes néo-libérales prescrites par la Banque mondiale coYncide, de maniere flagrante, avec la détérioration des conditions économiques et sociales en Afrique, ainsi qu' avec l'impasse de ses expériences démocratiques. Par conséquent, des alternatives s'imposent, d'autant plus que la situation actuelle au Sud est caractérisée par une contestation croissante de la logique du marché autorégulateur, par la crise de la démocratie politique au Nord et par les incertitudes quant a son instauration au Sud. Des économies entieres sont désorganisées par les plans d' ajustement et par des réformes qui font abstraction de la notion de la vie humaine. Le maintien du continent dans la soumission et la pauvreté est a la base des relations actuelles ACP-Union européenne. La question pour I' Afrique consiste done a se demander s' il est possible d' envisager une mondialisation socialiste et une véritable démocratisation de la société, ceci comme résultat du développement interne achaque composante d'un systeme mondial unique. L'instauration de relations eurafricaines non polarisantes est une condition sine qua non, qui n'est pas encore réalisée. En effet, l'Europe possede un potentiel important d 'évolution anti-libérale, qui permettrait d' ex ercer une influence sur les relations ave e I' Afrique et le reste du Tiers Monde.
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