Market-led agrarian reform, or MLAR, was developed because ofthe criticisms levelled by the partisans of the market against State-Ied agrarian reform. The key concepts of the Iatter were tumed on their head. Thus, instead of being coercive and strongly centralized, the reform proposed by the market acolytes is based not only on the free agreement ofthe buyer and seller, but also on greater decentralization.
These defenders ofthe market-Ied agrarian reform never stop praising the merits and success that it has had, especially as implemented in Brazil, Colombia and South Africa. However, a more careful look at the empírica! data that has been gathered in these countries leads to quite another conclusion. Indeed, it seems that this model does not function at ali and its effects are the exact opposite of those desired, or rather, announced at the outset. lt seems more and more evident that this type ofreform in no way aims at redistributing the land, that it is not based on social justice and that it is not principally concemed with the poor.
This is the reason why it cannot and must not replace the classic State-Ied agrarian reform.
Le modele de la réforme agraire assistée par le marché (market-led agrarian reform ou MLAR) s'est développé a partir de critiques faites a l'encontre de la réforme agraire assistée par l 'Etat (state-led agrarian reform) par les partisans de I' économie de marché ; il s' est construit sur base d 'une inversion des concepts clés de ce demier type de réforme. Ainsi, au lieu d'etre coercitive et fortement centralisée, la réforme que les thuriféraires du marché proposent repose non seulement sur le libre consentement de I' acheteur et du vendeur, mais aussi sur une plus grande décentralisation. Ces défenseurs de• la réforme agraire assistée par le marché n'ont de cesse de vanter ses mérites et le succes qu'elle a rencontré, notamment lorsqu'elle fut mise en oeuvre au Brésil, en Colombie et en Afrique du Sud. Toutefois, si l'on examine de maniere plus minutieuse les données empiriques qui ont été rassemblées dans ces pays, on aboutit a une toute autre conclusion. 11 semble en effet que ce modele ne fonctionne absolument pas et que ses effets sont a I 'exact opposé de ceux qui étaient recherchés - ou plutót annoncés - au départ. Ce type de réforme ne vise aucunement a redistribuer les terres, elle n 'est pas fondée sur la justice sociale et elle ne s' adresse pas prioritairement aux pauvres. C' est pourquoi, elle ne peut - et ne doit pas - remplacer la réforme classique assistée par l'État.
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