La genese et l 'histoire du bouddhisme sont nécessaires pour éclairer la contribution que ce dernier peut apporter a une théorie de la libération. Le Bouddha se rétere aux sociétés pré-classistes pour critiquer la société de castes imposée par le brahmanisme. Pour lui, les injustices sociales sont le résultat d'une série de causes dépendantes : la pauvreté provient de causes économiques et engendre le vol et la violence. La base de tous les désordres est le désir de la possession. Il y a toujours une influence mutuelle entre la conscience et les désordres sociaux. Quant a l' origine de l' État, elle se trouve dans un contrat social entre le peuple et son dirigeant, le roidevantetre le serviteurde lacommunauté. Celui-ci peutí!tre démis s'il ne respecte pas le contrat. C'est ladhamma (loi universelle) qui doitetre a la base de l'ordre social et elle s'exprime dans les 5 principes (panca si/a). Sans son respect le bonheur ne peutetre atteint. La non-violence n' est pas radical e dans le bouddhisme, meme si ce dernier la privilégie comme méthode d'action. Le renversement d 'un régime autocrate par le peuple peut entrainer une violence, envisagée comme un moindre mal. Enfin, laconception bouddhiste de l'économie envisage cette derniere comme destinée a satisfaire les besoins humains, sans laisser le désir de possession et I 'appiit du gain dominer sa logique.
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