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Acteurs sociaux et dimension locale en Amèrique Latine

  • Autores: Manuel Ortega Hegg
  • Localización: Alternatives Sud, ISSN 1026-2253, Vol. 4, Nº 3, 1997 (Ejemplar dedicado a: Pouvoir locaux et décentralisation), ISBN 2-7384-5923-4, págs. 127-144
  • Idioma: francés
  • Texto completo no disponible (Saber más ...)
  • Resumen
    • La mondialisation du capital tend a réactiver les luttes identitaires, la loi de la valeur envahissant tous les niveaux de l 'espace social. Les municipalités forment aujourd'hui un lieu privilégié de ce phénomene. Or, la gauche n'a généralement pas trouvé de stratégie cohérente, capable d' intégrer les nouveaux acteurs sociaux déplacés, sous I' effet de la mondialisation de l'économie, vers la dimension territoriale. Les changements de société étaient censés venir du centre, pour ne pas se diluer. Or, les luttes sociales sont multiples. Par ailleurs, en Amérique latine les formes de lutte sociale sont repensées et l'exercice de la démocratie s'y integre. De cela découle la nécessité d' alternatives politiques. Le fait que la majorité de la population active ne soit pas intégrée dans un rapport direct capital/travail crée I 'ampleur du secteur informel, infinie diversité de formes de survie. D' où un grand nombre d' acteurs sociaux, fonctionnant se Ion leur logique pro pre, sans que 1l'on puisse oublier les différences de classes. Les es paces locaux se transforment done en dimension privilégiée des relations. Le conflit pour l'usage des espaces municipaux devient un des plus fréquents, en Amérique latine. Par ailleurs, la crise de l'État-nation, fruit des politiques néo-libérales, se manifeste, a la fois, par un besoin de régionalisation plus large et de décentralisation. En Amérique latine, le municipe, malgré son discrédit, est resté une entité réelle, malgré l'État traditionnellement centralisateur. La dimension locale est un espace public susceptible de répondre aux demandes des majorités exclues des autres es paces, bien qu' il soit aussi surdéterminé par les contradictions de la mondialisation capitaliste. Ce n'est pas un espace passif, mais au contraire un lieu de lutte pour son élargissement et pour une véritable décentralisation, signifiant une redistribution du pouvoir politique.

      Une décentralisation venant du sommet (le Chili de Pinochet) pour imposer aux entités locales les fonctions dont on dépouille l'État, sans donner les moyens nécessaires, est négative. S'il s'agit d'accorder un pouvoir accru de négociation au niveau local, c' est au contraire positif. Souvent une troisieme modalité se présente, la décentralisation de fait, face aux circonstances produites par les politiques néo-libérales, ce qui ne favorise nullement une gouvernance démocratique. L'expérience du Nicaragua montre l'importance de la dimension locale pour une récupération du pouvoir par les milieux populaires et permet de tirer des enseignements pour les marches a suivre concemant l 'approfondissement du fonctionnement démocratique sous forme participative. De telles initiatives peuvent, en effet, contribuer a un changement de la culture politique. Cela permet de recréer une logique de service public, de rompre avec celle de l'individualisme et de la loi de la valeur hors du champ économique


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