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Un Tigre sans dents?: l'économie sud-africaine depuis 1994

  • Autores: Hein Marais
  • Localización: Alternatives Sud, ISSN 1026-2253, Vol. 5, Nº 3, 1998 (Ejemplar dedicado a: Les Tigres du Sud : crise d'un modèle ou contradictions de l'économie capitaliste), ISBN 9782738472946, págs. 161-200
  • Idioma: francés
  • Texto completo no disponible (Saber más ...)
  • Resumen
    • L' Afrique du Sud essaye de promouvoir un modele économique post-apartheid. La récente évolution et la faveur des autres nations du monde offraient un environnement bénéfique a une économie représentant 49% de la production de l' Afrique et 42% de ses exportations. Malgré les déclarations d' intention de redistribuer massivement la richesse, le nouveau régime s'engage dans une politique macro-économique conservatrice d' orientation Iibérale, en accord avec le consensus de Washington (austérité fiscale, libéralisation, privatisation, flexibilité du travail). Mais, ce programme débouche en fait sur la perte de plus de 150 000 emplois, une chute des investissements, un renoncement aux programmes des travaux publics. Le randa perdu, en 1998, 10% de sa valeur (40% depuis 1996). Mais les fondamentaux macro-économiques sont sains, selon le gouvemement. En attendant, le pays continue a etre un de plus inégaux du monde, avec 10% des plus riches absorbant 50% du revenu national, tandis que 40% des plus pauvres s'en partagent 4%. II ne faut pas oublier que!' Afrique du Sud dépend fortement de l'exportation de matieres premieres et que son secteur productif n' est que semiindustriel. Les effets de l'embargo économique se font encore sentir. Le pays reste importateur de capitaux, surtout des entreprises multinationales. Le modele économique a été semblable a celui de I' Amérique latine, avec cependant une dette extérieure plus faible. Depuis 1990, les exportations vers le reste de l' Afrique ont augmenté de 40%. Apres avoir reçu beaucoup d' investissements étrangers, I 'Afrique du Sud devient exportatrice de capitaux. Apres 1990, ce sont surtout des capitaux extérieurs a court terme qui s' investissent, augmentant la vulnérabilité de l'économie. Le programme (Gear) était supposé hisser la croissance jusqu' a 6% annuellement et créer 400.000 emplois. On est loin du compte. Sur le plan commercial, les États-Unis et l'Europe restent prépondérants.

      Certains pensent que l' A frique du Sud pourrait jouer le rOle de póle régional, mais deux facteurs y font obstacle: un manque de stratégie industrielle et une absence d'investissements régionaux. Par ailleurs, la compétition sur le marché des capitaux des autres pays d' Afrique australe, résulte des principes qui régissent l'économie mondiale. Les entreprises sud-africaines tendent a investir hors du pays. Bref, l' Afrique du Sud est entrée dans I' orthodoxie de I' économie libérale, sauf sur un point: pas de dérégulation du travail, ce qui peut etre attribué a la force du mouvement ouvrier. Des doutes sont nés sur la pertinence d'un programme qui ne tenait pas compte de certains facteurs, notamment de l'importance de l'économie grise. Mais celle-ci reste a 80% une économie de subsistance.

      Ces syndicats ont proposé un modele altematif, prévoyant une plus grande intervention de l'État. En effet, le modele actuel risque bien de déboucher sur des conflits sociaux et sur de l'instabilité politique.


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