1. L'évolution du système des cas: systèmes de transition à deux ou trois cas. Entre les extrèmes que constituent la structure du latin et celle des langues romanes qui ont en général supprimé la morphologie casuelle des noms, on discerne des niveaux intermédiaires représentés par la déclinaison du gallo-roman ancien et celle encore vivante du roumain (qui présentent d'ailleurs des différences distributionnelles). II existe en la matière une hypothèse encore plus forte due à Burger (1943), qui propose pour la période du 'roman commun' (III-IVe s. de notre ère) une structure à trois cas Nominatif-Oblique-Accusatif dont porteraient témoignage des restes de tridimensionalité dans les formes pronominales, et d'autres vestiges casuels dispersés dans divers domaines et en rapport avec divers faits de redistribution en latin tardif, entre autres la diffusion du datif adnominal. Une donnée qui paraît s'accorder assez bien avec cette hypothèse est le type morphologique lexical - jusqu'à présent inexpliqué - représenté par l'it. capinera (abondamment représenté dans les dialectes du sud, corse et sarde), le v. prov. colilonc, l'esp. ojinegro, etc.: il s'agit d'un composé exocentrique régressif (qui suit donc un ordre SOV qu'on met en évidence au début de la période néo-latine), dont le premier élément déterminant (qui exprime la relation de dépendance par rapport au second terme déterminé: capinera 'noire de tête') présente un /i/ qui est justement un vestige de cas oblique (genitif-datif). Les systèmes à trois cas sont bien attestés dans l'aire européenne et ailleurs, et paraissent avoir un solide fondement typologique. Dans le cas du roman, les composés en question, qui doivent aussi leur survivance à des facteurs d'économie interne et de forte cohésion syntagmatique, se retrouvent plus particulièrement dans l'aire méridionale qui (roumain mis à part) a simplifié de bonne heure la morphologie casuelle en développant progressivement d'autres marques pour les fonctions syntaxiques.
2. Systèmes de marquage des cas: l'accusatif prépositionnel. Dans les dernières années, la recherche sur l''accusatif prépositionnel' (variété de marquage différentiel de l'Objet) s'est considérablement développée depuis que le phénomène, cessant d'apparaître comme isolé en roman, s'est trouvé replacé dans le vaste ensemble des langues qui marquent l'Objet, et analysé enfin dans ses implications typologiques (Nocentini 1985; Bossong 1982). II faut ici souligner l'hypothèse de Körner (1985) qui propose de mettre en parallèle pour la structure (en notant leur complémentarité) l'accusatif prépositionnel et le partitif, dont les marques indiqueraient respectivement la possibilité (a) ou l'impossibilité (di) pour l'Objet de devenir Sujet dans la transformation passive. En tout cas la clé de ce marquage est à trouver dans des raisons à la fois sémantiques et pragmatiques, c'est-à-dire dans la position thématique. Les développements récents de la grammaire historique, en particulier dans le domaine des pronoms clitiques, de l'ordre des mots et des questions apparentées (Ineichen 1985; Vanelli 1987), permettent de faire de réels progrès dans la question de la division des langues romanes en langues à sujet zéro et langues à sujet obligatoire, dans celle du marquage du Nominatif (flexion à deux cas) opposé au marquage de l'Objet (accusatif prépositionnel), etc.
1. L'evoluzione del sistema casuale: sistemi di transizione a due o tre casi. Tra i punti estremi della struttura del latino e quella delle lingue romanze che hanno in genere soppresso la morfologia nominale si conoscono alcuni livelli intermedi rappresentati dalla declinazione bicasuale del galloromanzo antico e da quella ancora attuale del rumeno (che comunque hanno una diversa distribuzione). Esiste in materia un'ipotesi ancora più forte dovuta a Burger (1943) che propone per il periodo 'romanzo comune' (secc. III-VIII d.C.) una struttura a tre casi Nominativo - Obliquo - Accusativo in favore della quale parlerebbero resti di tridimensionalità nelle forme pronominali, altri relitti casuali sparsi in vari domini e vari fatti di ridistribuzione tardo-latina tra cui la diffusione del dativus adnominalis. Sembra inoltre assai congruente con questa premesa il tipo morfologico lessicale -finora inspiegato - che si manifesta nell'it. capinera (con una forte ricorrenza nei dialetti meridionali, nel corso e nel sardo), nel prov. ant. colilonc. nello sp. ojinegro ecc.: si tratta di un composto esocentrico ordinato a sinistra (dunque ancora secondo un ordine SOV dimostrabile nella fase neolatina incipiente) il cui primo elemento modificatore (che esprime la relazione di dipendenza rispetto al secondo o testa modificata: capinera 'nera di capo') mostra con /i/ precisamente un relitto morfologico di caso obliquo (genitivo-dativo). Sistemi a tre casi sono ben documentati nell'area europea ed oltre e sembrano ben fondati da un punto di vista di economia tipologica. Nel caso romanzo i composti in questione, che debbono pure la loro sopravvivenza a fattori di economia interna e di forte coesione sintagmatica, sono legati particolarmente all'area meridionale che (tranne il rumeno) ha semplificato precocemente la morfologia casuale sviluppando progressivamente altre marche sintattiche funzionali.
2. Sistemi di marcatura dei casi: l'accusativo preposizionale. Negli ultimi anni la ricerca sul cosidetto accusativo preposizionale (varietà di marcatura differenziale di O) si e sviluppata in modo considerevole poiché il fenomeno e stato sottrato al suo isolamento romanistico, inserito in un ampio orizzonte di lingue chi marcano O e analizzato infine nelle sue implicazioni tipologiche (Nocentini 1985; Bossong 1982). Occorre sottolineare qui l'ipotesi di Körner (1985) che propone il confronto strutturale (e complementare) tra l' accusativo preposizionale e il partitivo, le cui marche mostrebbero la possibilità (a) o l'impossibilità (di) per O di convertirsi in S nella trasformazione passiva. In ogni caso la chiave di questa marcatura risiede in ragioni semantiche e pragmatiche ad un tempo cioè nella posizione tematica. I recenti sviluppi della grammatica storica, soprattutto per quanto concerne i pronomi clitici, l'ordine delle parole e le categorie associate (Ineichen 1985; Vanelli 1987), consentono in effetti nuove acquisizioni riguardo alla divisione delle lingue romanze tra lingue a soggetto nullo e lingue a soggetto obbligatorio, della marcatura di N (flessione bicasuale) in confronto alla marcatura di O (accusativo preposizionale) ecc.
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