Dans Moi, Tituba sorcière¿ noire de Salem, Maryse Condé réécrit l¿histoire de Tituba ¿ esclave du dix-septième siècle à la Barbade ¿ et crée une fiction sous la forme d¿une autobiographie. Dans les multiples dialogues que Tituba entretient avec les morts (¿ses Invisibles¿) et les vivants, sa parole illustre son incapacité à être un sujet parlant. En effet, ces dialogues ne débouchent que sur une inadéquation entre l¿énoncé de Tituba et celui de ses interlocuteurs. Dans la mise en place de cette impossible communication, l¿auteur insiste sur l¿oppression de Tituba en lui attribuant une parole qui ne cesse d¿échouer.
© 2001-2026 Fundación Dialnet · Todos los derechos reservados